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Guillaume DUMAS6 min

Expert-Flow.ai : de 6 h à 1 h 30 par expertise — notre lab interne devenu produit

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Expert-Flow.ai : de 6 h à 1 h 30 par expertise — notre lab interne devenu produit

De 6 h à 1 h 30 par expertise

Un expert judiciaire passait 6 h sur une expertise. Aujourd'hui, avec Expert-Flow.ai, il y passe 1 h 30.

Expert-Flow.ai n'est pas un cas client. C'est notre lab interne. Conçu, déployé et opéré par The Shift de bout en bout, dans le périmètre BSG Holding. Premier lancement janvier 2026.

C'est notre preuve par nous-mêmes.

Le problème métier

Un expert judiciaire psychiatre, psychologue ou médecin est nommé par un tribunal pour produire un rapport d'expertise. Garde d'enfants. Coups et blessures. Aptitude au permis. Préjudice corporel après accident. Le juge attend un document précis, structuré, opposable, qui pèse dans la décision.

Le métier est régulé. Le format du rapport est imposé. Les pièces du dossier sont volumineuses, souvent illisibles, parfois contradictoires. L'expert doit lire les pièces, conduire un entretien clinique, rédiger un rapport, le défendre s'il est contesté.

Sur ces quatre étapes, une seule a une vraie valeur cognitive : l'entretien. Les trois autres sont du transport d'information. De la lecture, du tri, de la mise en forme. 6 h de travail par expertise. Plus pour un dossier complexe.

Les experts sont rares. Les délais judiciaires explosent. Personne ne veut accepter plus de missions parce que la production est lente. Le goulot d'étranglement n'est pas l'expertise — c'est la rédaction de l'expertise.

C'est exactement le pattern McKinsey State of AI 2025 : 88 % des entreprises utilisent l'IA, 39 % seulement constatent un effet sur leur résultat, 6 % seulement passent en AI high performers. Les 6 % qui réussissent ne déploient pas un chatbot sur leur intranet. Ils ré-architecturent un métier au scalpel. C'est ce qu'on a fait sur l'expertise judiciaire.

La méthode

Pas de chatbot générique. Pas de wrapper ChatGPT. Architecture interne, agents spécialisés, hébergement Europe.

Trois choix techniques structurants.

Premier choix : RAG plus structuration. Le rapport d'expertise judiciaire n'est pas une dissertation libre. C'est un document à sections imposées — anamnèse, examen clinique, discussion, conclusion, réponse aux questions du juge. Chaque section a sa logique, ses sources, ses formulations. On indexe les pièces du dossier dans une base vectorielle, on retrouve les passages pertinents par section, on génère sous contrainte de format. Pas de hallucination libre. La structure du document tient l'agent.

Deuxième choix : hébergement Europe RGPD. Un rapport d'expertise contient des données médicales, psychiatriques, judiciaires. Les pièces du dossier incluent des plaintes, des certificats, des photos. C'est ce que le RGPD appelle des données sensibles, et c'est ce que les magistrats appellent du secret. Hébergement certifié HDS en France, chiffrement, anonymisation avant tout appel à un modèle d'IA. Modèles évaluables, traçabilité complète. C'est non négociable sur un métier régulé.

Troisième choix : agents spécialisés, pas modèle unique. Un agent pour parser les pièces. Un agent pour structurer les faits. Un agent pour rédiger chaque section. Un agent pour vérifier la cohérence. Un agent pour reformuler dans le style judiciaire attendu. Chaque agent a son prompt, sa base de référence, son périmètre. L'expert reste le pilote — il valide, corrige, signe.

Ce n'est pas une approche unique à Expert-Flow. Chez MFA, notre chatbot prépare en brouillon les réponses du service après-vente à partir de 8 765 fichiers de documentation (juin 2026). Même méthode, autre métier. Quand la méthode marche, elle se rejoue.

Le rôle de The Shift

Bout en bout.

Architecture, choix d'infrastructure, sélection des modèles, conception UX, backend, agents IA, opérations courantes. Les premiers utilisateurs experts, on les a recrutés, on les a formés, on a écouté leurs retours, on a itéré. La roadmap, on la pilote.

Pas de service externalisé. Pas de prestataire qui découvre le métier. La vélocité tient au fait qu'on a internalisé la chaîne complète, de la spec au déploiement.

Celle qui suit la roadmap produit, qui prépare les revues, qui synchronise les équipes — c'est Donna, notre assistante IA d'équipe. Donna sait ce que fait Expert-Flow. Donna sait ce que fait Jarvis. Donna sait ce que fait l'équipe. Quand un client nous demande "comment vous structurez vos opérations IA en interne", on lui montre.

Construire ce qu'on vend. Vendre ce qu'on construit. Pas de fossé entre le discours et la production.

Pourquoi on opère Expert-Flow sur la durée

Expert-Flow.ai est un produit SaaS qu'on opère, pas un POC qu'on livre. Marché de niche — quelques milliers d'experts judiciaires en France, quelques dizaines de milliers en Europe. Marges récurrentes. Régulation forte qui protège les acteurs sérieux. Pas de levée avec sortie à 7 ans. Pas de revente.

C'est différenciant. Un cabinet conseil classique fait un POC, livre un PowerPoint, encaisse une facture, passe au suivant. Le client se retrouve avec un prototype qui meurt en trois mois. Nous, on opère le produit. On en porte la responsabilité commerciale, technique, réglementaire. Les utilisateurs nous appellent quand ça plante. On corrige. On apprend. Le produit se durcit.

C'est ce que ça veut dire opérer sur le terrain : pas un projet client qu'on livre et qu'on oublie, mais un produit dont on est comptable à 5 ans, à 10 ans, à 20 ans.

Le gain mesuré

De 6 h à 1 h 30 par expertise.

6 h, c'était avant. C'est encore la norme pour les experts qui n'ont pas basculé.

1 h 30, c'est l'état actuel sur Expert-Flow.ai. Mesuré sur les premiers utilisateurs, dossier après dossier. Pas un benchmark marketing — une moyenne d'usage.

Ce n'est pas une promesse. C'est une mesure. Et c'est ce que Dario Amodei pointait en mai 2025 quand il annonçait que la moitié des emplois de bureau débutants pourrait disparaître d'ici un à cinq ans. Le risque n'est pas que l'IA remplace l'expert judiciaire — l'expertise clinique reste humaine, et le tribunal veut un humain qui signe. Le risque est que l'expert qui met 6 h soit remplacé par l'expert qui en met 1 h 30. Même métier.

Ce que ça prouve pour nos futurs clients

Une démonstration sur soi-même vaut plus qu'un benchmark sur le voisin.

Quand un dirigeant nous demande si on peut transformer son métier, on ne sort pas un slide deck. On sort un produit, des utilisateurs, des chiffres mesurés. On dit : voilà ce qu'on a fait sur un métier régulé, sensible, à faible volume, avec données médicales et secret judiciaire. Si on l'a fait pour les experts judiciaires, on peut le faire pour vos opérateurs. C'est plus dur que de bricoler un bot interne.

L'anaphore

Construire ce qu'on vend. Construire avec nos outils, pas ceux d'un prestataire. Construire en France, sur un hébergement certifié HDS. Construire pour garder, pas pour revendre. Construire sur 30 ans, pas sur 30 mois.

C'est la différence entre un cabinet conseil et un opérateur de logiciels métiers. Nous sommes les deux. C'est rare. C'est volontaire.

Conclusion

Expert-Flow.ai n'est pas un cas client. C'est nous. C'est ce que The Shift fait quand The Shift travaille pour The Shift. Et c'est exactement ce qu'on fait quand The Shift travaille pour vous.

De 6 h à 1 h 30 par expertise. Hébergement Europe. Pas de PowerPoint, un produit qui tourne.

Dans cinq ans, votre entreprise sera AI Driven. Ou elle ne sera plus.


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